Genèse 2 – Versets 13 et 14

Genèse 2 versets 13 à 14

Le jardin d’Éden – Partie II

Le chapitre 2 du Livre de la Genèse est la suite directe du chapitre 1, et notamment les premiers versets qui relatent le 7e jour de la Création, ainsi que le séjour de l’homme au jardin d’Éden et la formation de sa compagne. Ce chapitre 2 du Livre de la Genèse relate l’état originel du monde avant la chute de l’homme et de la femme.

Les versets 10 à 14 décrivent un jardin d’Éden irrigué par un fleuve qui se partage en quatre fleuves, chacun étant alors nommé. Ces fleuves délimitent géographiquement le jardin d’Éden, mais pas seulement. Nous avons vu, lors de l’étude précédente, en première partie, la signification du nom Pischon, et nous avons alors donné sa fonction. Dans cette étude, qui concerne les versets 13 à 14, nous verrons la fonction spirituelle des trois autres fleuves qui s’écoulent dans le jardin d’Éden.

Rappelons que le but de ces études est de donner le sens le plus proche possible du texte du Livre de la Genèse, donc de la Parole de Dieu. Dans ces études, nous nous attarderons essentiellement sur les mots hébreux dont le sens n’a pas été correctement restitué ou parfois même inversé par les traductions françaises qui sont à notre disposition, afin de pouvoir donner le sens véritable du texte, sans le prisme d’une doctrine ou d’une idéologie religieuse. 

Il est fortement recommandé de lire ou d’écouter les études précédentes, car de nombreuses notions déjà expliquées vont être reprises dans cette étude.

Rappelons que Dieu s’adresse à tous, par des termes simples, et que chacun peut comprendre ce que Dieu dit. Rappelons aussi que pour comprendre où l’on va, il faut connaître d’où l’on vient.

 

On va relire les versets 10 à 12 pour se resituer le contexte et enchaîner avec les versets de notre étude :

¹⁰Un fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras.

¹¹Le nom du premier est Pischon ; c’est celui qui entoure tout le pays de Havila, où se trouve l’or.¹²L’or de ce pays est pur ; on y trouve aussi le bdellium et la pierre d’onyx.

¹³Le nom du second fleuve est Guihon ; c’est celui qui entoure tout le pays de Cusch.

¹⁴Le nom du troisième est Hiddékel ; c’est celui qui coule à l’orient de l’Assyrie. Le quatrième fleuve, c’est l’Euphrate.

Genèse 2:10-14, Traduction Louis Segond

Rappelons que l’Éden est la Terre, toute la Terre telle que créée et formée par Dieu, la Terre avant le déluge, avec son continent unique. Le jardin d’Éden est un lieu délimité situé sur ce continent unique. Nous avions vu, en première partie, qu’il y avait un fleuve unique qui venait du continent unique pour irriguer le jardin, et qu’au jardin, il se divisait en quatre bras.

Nous avions expliqué que ce fleuve unique était de l’eau courante, et que l’eau courante, dans la Parole de Dieu, symbolise l’esprit. Puis, nous avons expliqué que le premier bras de ce fleuve, qui s’appelle Pischon, représente la Parole de Dieu qui parcourt tout le jardin pour le rendre vivant, et la Parole c’est Jésus-Christ. Ce bras du fleuve unique, que l’on appelle Pischon, entoure le pays de Havila. Ce nom Havila désigne l’état spirituel de celui qui entre dans le combat spirituel, de celui qui entre à l’intérieur de lui-même pour écouter la Parole de Dieu et penser, parler ou agir selon l’enseignement et les conseils de Dieu, l’état intérieur de celui qui entre dans une démarche de sanctification pour s’attacher à Jésus-Christ, qui est la Parole, et qui se laisse guider, instruire, enseigner par Christ. Il y trouvera alors le trésor, symbolisé par l’or pur, le trésor qui est la vie éternelle de l’esprit.

À présent, on va se pencher sur les noms des trois autres bras du fleuve unique, c’est-à-dire le Guihon, l’Hiddékel et l’Euphrate.

 

Le nom שֵׁנִי – sheniy désigne effectivement le second en tant que nombre ordinal, et aussi de nouveau, une seconde fois, ou bien encore un autre, c’est-à-dire quelque chose de distinct d’une autre chose. Ce mot שֵׁנִי – sheniy découle de la racine primaire שָׁנָה – shana qui est un verbe dont le sens est répéter, faire de nouveau, changer, altérer, défigurer.

Ainsi, ce second bras du fleuve unique, qui est plutôt une rivière, indique quelque chose qui va se produire une seconde fois, qui va se répéter ou se faire à nouveau ou quelque chose qui va être distinct, qui va faire changer quelque chose.

Le Guihon est une source située près de Jérusalem où Salomon fut oint et proclamé roi, selon l’ordre de David.

Ce nom Guihon a deux écritures possibles : גִּיח֑וֹן – Giychown ou גִּחוֹן – Gichown. Analysons ce mot dans sa première écriture, telle qu’elle apparaît en Genèse :

Ainsi, ce nom Guihon symbolise celui qui témoigne de sa foi au Christ, le Messie, et qui reçoit le « fardeau » de Jésus-Christ, comme Jésus-Christ le dit en Matthieu 11:29-30 : « Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. »

Celui qui accepte de recevoir les instructions de Jésus-Christ entre alors dans une démarche de sanctification, il se sépare des pensées et des doctrines qui viennent du monde, pour s’attacher à la Vérité, qui est Jésus-Christ, et alors il devient un homme droit, un juste.

Maintenant, si l’on prend la seconde écriture, on voit que l’on enlève la lettre י – yod du mot, la lettre qui symbolise le Messie, donc Jésus-Christ. Ainsi, on voit qu’il y a un choix à faire, celui de vouloir faire de Jésus-Christ son Seigneur, et donc de s’attacher à ses instructions pour devenir un juste, un saint, ou celui de se séparer de Dieu, de considérer comme la chose vaine, et donc de s’attacher au monde, et ainsi, s’ancrer dans la matière.

Cette seconde rivière, que l’on appelle Guihon, représente donc le libre arbitre, ce choix que Dieu donne à l’homme de vouloir être avec lui ou de vouloir s’éloigner de Lui, de vouloir suivre ses préceptes, son enseignement, ou de vouloir suivre son ego, et donc, le monde. Dès le départ, Dieu donne à l’homme ce choix, offre ce choix à l’homme, car Il veut que l’homme soit libre de choisir entre le bien et le mal, entre la construction et la destruction, entre la vie éternelle ou la mort de l’esprit. L’homme doit faire ce choix pour participer à sa construction, ou participer à sa destruction. Cette décision, que tout le monde est amené à prendre, car Dieu présente ce choix à tous, va complètement changer le cours de notre vie (on retrouve l’idée de faire changer), et par cette décision, soit Dieu nous met à part, si l’on décide de Le suivre (et l’on retrouve l’idée de répétition, puisqu’on va alors être mis à part du monde, comme Adam fut mis à part de l’Éden dans le jardin).

Et cette rivière Guihon entoure le pays de Cusch.

Essayons de mieux comprendre ce mot par son analyse lettre par lettre :

On a dans ce nom une notion d’humilité, c’est celui qui s’humilie devant Dieu, qui reconnaît la Toute-Puissance de Dieu, et donc, qui reconnaît son infériorité devant Dieu. C’est celui, tout simplement, qui fait taire son ego.

Lisons Amos 9:7 : « N’êtes-vous pas pour moi comme les enfants des Éthiopiens, enfants d’Israël ? Dit l’Éternel. N’ai-je pas fait sortir Israël du pays d’Égypte, comme les Philistins de Caphtor et les Syriens de Kir ? »

Les enfants des Éthiopiens, ce sont les descendants de Cush, petit-fils de Noé. Et l’on comprend qu’eux aussi ont vécu une migration, qu’ils ont été sortis de leur pays.

Spirituellement, il faut comprendre que celui qui fait le choix de s’attacher à Dieu doit sortir de son pays, c’est-à-dire du mal qui est en lui, de l’ego, pour migrer dans l’esprit, c’est-à-dire symboliquement, le Temple de Dieu, le lieu où l’on parle et où l’on écoute Dieu.

 

Analysons les racines de ce mot :

Ainsi, l’axe autour duquel tout tourne est quelque chose qui tranche, et qui fait devenir tranchant.

Lisons Hébreux 4:12 : « Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. »

Ainsi, ce qui tranche, c’est la Parole de Dieu. C’est la Parole de Dieu qui partage l’âme, c’est-à-dire l’ego, les sens, les émotions, de l’esprit, c’est-à-dire les sentiments, la réflexion. Et quand on laisse agir la Parole de Dieu en nous, alors on devient capable de discernement, c’est-à-dire que l’on peut trancher entre ce qui vient de Dieu et ce qui vient du diable, c’est-à-dire de l’ego.

Voici, la signification de ce nom Hiddékel, qui prendra plus tard le nom du Tigre. Ce nom Hiddékel symbolise la Parole de Dieu qui partage, qui tranche, entre le mensonge, ce qui vient du monde, de la Vérité, ce qui vient de Dieu, et qui nous rend capables de discernement.

Ce fleuve Hiddékel se trouve face à l’Assyrie, devant l’Assyrie, et Hiddékel représente la Parole de Dieu qui tranche. Ainsi, grâce à la Parole de Dieu, Dieu nous donne le discernement pour s’extirper du monde du paraître, du monde de la course à l’enrichissement personnel, de l’orgueil, d’une existence faite de paraître, où tout est illusion. La Parole de Dieu permet de ne pas sombrer dans l’idolâtrie de ce qui se trouve dans le monde, c’est-à-dire l’idolâtrie de l’argent, des biens matériels, de la mode, d’une idéologie humaine, d’une tradition humaine, d’une star…

Ainsi, le jardin d’Éden est un lieu où l’on est mis à part, protéger, des fausses croyances qui viennent du monde, ces fausses croyances qui poussent à l’enrichissement personnel, à l’idolâtrie des choses du monde, à vouloir posséder ce qui est considéré comme du luxe pour le monde.

La racine de ce nom constitué des trois lettres désigne ce qui s’élargit, ce qui s’étend, élargir, étendre.

Ainsi, à l’origine, le jardin d’Éden devait s’étendre.

L’Euphrate est le plus grand fleuve de l’Asie de l’Ouest. Ainsi, le jardin d’Éden est voué à devenir le plus grand territoire de la Terre.

Dans le contexte spirituel, cela signifie que tous ceux qui ont la foi, les justes, seront une multitude sur Terre, ils seront le peuple de Dieu, et ce peuple sera le plus grand sur toute la surface de la Terre.

 

Maintenant, une question reste posée. On sait que ce jardin, situé sur le continent unique avant le déluge, a vraiment existé. Où était-il situé géographiquement ?

On peut le situer, car on sait où se trouve le Tigre, l’Euphrate, l’Éthiopie… La Bible nous donne des détails géographiques qui nous mettent sur la voie.

Déjà, on sait que le Tigre et l’Euphrate, qui sont identifiables aujourd’hui, prennent leur source en Turquie, avant de traverser la Syrie et l’Irak pour se jeter dans le golfe Persique. Donc, le jardin d’Éden devait être quelque part dans la région du Moyen-Orient. Si l’on raisonne ainsi, on ne prend pas en compte l’évènement du Déluge qui a provoqué la dérive des continents. On n’est plus dans la même situation géographique.

On sait, et c’est ce que nous dit la Parole de Dieu, que la Jérusalem Antique, le territoire de la Jérusalem avant le déluge, se situait au milieu du continent unique. Et l’on sait que l’origine scientifique du berceau de l’humanité se situe en Afrique du Sud. C’est là que fut découverte la plus grande concentration de ce que les scientifiques ont appelé les australopithèques. Quant à l’Homo Sapiens, c’est-à-dire pour les scientifiques les humains modernes, ils pensent qu’ils sont apparus quelque part autour de l’actuelle Éthiopie.

Et justement, le texte biblique nous parle de l’Éthiopie. Ainsi, il faut comprendre que le premier humain, Adam, a été placé au jardin d’Éden, et ce jardin se trouve au milieu du continent unique, et que ce milieu de ce continent unique, avant le déluge, est probablement l’Éthiopie actuelle.

Aujourd’hui, le jardin d’Éden est assimilé au paradis, et l’on sait que le Paradis est un lieu spirituel, un état d’esprit, l’état d’esprit de celui qui a fait le choix d’être avec Dieu. Alors, il devient le Temple vivant de Dieu. C’est la fameuse terre promise que beaucoup cherchent encore, cette terre promise qui est en réalité à l’intérieur de nous. C’est l’esprit que Dieu a placé en nous et qui nous permet d’être avec Dieu, de communiquer avec Dieu, d’entendre et de parler avec Dieu.

Que Dieu vous bénisse et vous garde.

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