Genèse 2 – Versets 16 et 17

Genèse 2 versets 16 et 17

L’arbre de la connaissance

Le chapitre 2 du Livre de la Genèse est la suite directe du chapitre 1, et notamment les premiers versets qui relatent le 7e jour de la Création, ainsi que le séjour de l’homme au jardin d’Éden et la formation de sa compagne. Ce chapitre 2 du Livre de la Genèse relate l’état originel du monde avant la chute de l’homme et de la femme.

Nous avions vu, lors des deux études précédentes, que le jardin d’Eden était un lieu géographique délimité et spirituellement, il représente l’état d’esprit du juste. Au milieu du jardin trône l’arbre de vies, qui est Jésus-Christ, pour la vie du corps et la vie de l’esprit. Dans cette étude, nous verrons ce que représente véritablement et spirituellement l’arbre de la connaissance du bien et du mal, et pourquoi Dieu dit à l’adam de ne pas manger de son fruit.

Rappelons que le but de ces études est de donner le sens le plus proche possible du texte du Livre de la Genèse, donc de la Parole de Dieu. Dans ces études, nous nous attarderons essentiellement sur les mots hébreux dont le sens n’a pas été correctement restitué ou parfois même inversé par les traductions françaises qui sont à notre disposition, afin de pouvoir donner le sens véritable du texte, sans le prisme d’une doctrine ou d’une idéologie religieuse. 

Il est fortement recommandé de lire ou d’écouter les études précédentes, car de nombreuses notions déjà expliquées vont être reprises dans cette étude.

Rappelons que Dieu s’adresse à tous, par des termes simples, et que chacun peut comprendre ce que Dieu dit. Rappelons aussi que pour comprendre où l’on va, il faut connaître d’où l’on vient.

 

 

¹⁶L’Éternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ;

¹⁷mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

Genèse 2:15-17, Traduction Louis Segond

Les versets 16 et 17 du chapitre 2 du Livre de la Genèse parlent de la défense de Dieu de manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Que représente cet arbre ? Pourquoi Dieu donne – t – Il cet ordre à l’adam ? Si l’adam mange du fruit de la connaissance du bien et du mal, alors il meurt. Qu’est-ce que cela signifie ?

Est-ce véritablement un ordre que Dieu donne à l’être humain ? Certains commentateurs, grands opposants de Dieu, ont émis l’idée que Dieu, à cause de cet ordre, veut empêcher l’émancipation et le développement de l’homme en lui refusant la connaissance qui lui permettrait de s’élever spirituellement. Et donc, ces gens disent que Dieu ne veut pas que l’homme obtienne cette connaissance. C’est pourquoi Satan a fait en sorte de libérer l’être humain de l’emprise de Dieu, en lui donnant accès à la connaissance du bien et du mal, afin que l’homme puisse s’élever au rang de divinité. Ces gens ont fait ainsi de Satan un bienfaiteur de l’humanité, et de Dieu, un Dieu tyrannique et dictateur. Il est temps de faire tomber cette fausse croyance démoniaque et de rétablir la Vérité. Et l’on verra que Dieu ne donne pas un ordre à l’être humain, Il lui donne une responsabilité, comme Il lui a donné la responsabilité de veiller sur le jardin d’Éden. Donner une responsabilité à quelqu’un, c’est considérer que la personne est capable de réflexion, est capable de faire des choix, et donc, on n’est pas sous le coup d’une dictature, puisque Dieu donne à l’homme l’intelligence nécessaire pour réfléchir à ses actes.

Notons aussi que cet arbre de la connaissance du bien et du mal se trouve dans le jardin, quelque part dans le jardin. Sa position exacte n’est pas précisée, au contraire de l’arbre de vies qui est au milieu du jardin. Ce détail, à retenir, prendra toute son importance au chapitre 3 de la Genèse, lorsque le serpent approchera Eve pour attirer son attention sur l’arbre de la connaissance. Et alors, on comprendra mieux pourquoi Eve a succombé à la tentation, et les conséquences pour l’humanité entière.

 

Le verbe צָּוָה – tsavah, lorsqu’il est au radical piel, prend le sens de donner une charge, mettre en charge sur. On a ici une notion de responsabilité. Dieu donne à l’homme une responsabilité, Il rend l’être humain responsable de se nourrir de tous les fruits des arbres du jardin, et de ne pas manger le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. S’il mange du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, alors il sera tenu pour responsable, et en assumera les conséquences. Voilà la charge donnée par Dieu à l’être humain, et elle plutôt minime, plutôt facile à garder. Le radical piel exprime une action répétée ou étendue. Et l’utilisation de l’imparfait exprime une action répétée et continue dans le temps.

Il y a ici comme une insistance sur cet ordre divin, qui est en vérité plus une charge, une responsabilité qui est donnée à l’homme. Donc, Dieu demande à l’homme de jouir du jardin, Il lui donne la responsabilité de se nourrir de tout ce qu’Il a créé pour lui. Et Dieu donne à l’être humain la responsabilité de ne pas se nourrir du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Remarquons que cette responsabilité est donnée à l’adam mâle, l’homme, car la femme n’est pas encore formée.

Reprenons le verbe צָּוָה – tsavah. Les deux premières lettres de ce verbe צו – tsadè, vav symbolisent toute espèce de ligne tracée vers un but. La dernière lettre, la lettre ה – hé symbolise la vie.

Donc, le but de cette responsabilité que Dieu donne à l’être humain, c’est la vie.

Maintenant, voyons plus en détail cette responsabilité que Dieu donne à l’être humain et dont le but est la vie.

Et concernant le verbe manger, on a, dans le texte originel, cette écriture un peu particulière :

Lisons Ecclésiaste 2:10 : « Tout ce que mes yeux avaient désiré, je ne les en ai point privés ; je n’ai refusé à mon cœur aucune joie ; car mon cœur prenait plaisir à tout mon travail, et c’est la part qui m’en est revenue. »

Tout a été créé et formé par Dieu pour l’être humain, pour la joie et le plaisir de l’être humain, dans l’amour.

Lisons 1 Corinthiens 10:23 : « Tout est permis, mais tout n’est pas utile ; tout est permis, mais tout n’édifie pas. »

Lisons 1 Corinthiens 6:12 : « Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit. »

Dieu a tout créé pour la jouissance de l’être humain, mais il faut comprendre que tout est permis dans la mesure où cela correspond à l’usage donné par la Parole de Dieu. Car tout n’édifie pas, et si cela n’édifie pas, c’est que cela détruit. Et il y a des choses qui asservissent. Ce qui édifie est donné par la Parole de Dieu. Ce qui asservi est mis en garde par la Parole de Dieu.

La Parole de Dieu est le phare qui doit nous guider dans ce monde de ténèbres. Et pour l’entendre, il faut vouloir communiquer avec Dieu, dans la prière. Et alors Dieu nous enseigne sur ce qui est bon ou mauvais, nous enseigne sur les règles d’utilisation, les lois naturelles, qu’Il a placées dès le commencement, afin que l’on puisse utiliser correctement la création. Il nous donne le mode d’emploi de la Création. Cet échange, ce dialogue avec Dieu où Il nous donne des informations pratiques et de la connaissance se fait uniquement dans la foi, car seule la foi permet d’instaurer un véritable dialogue avec Dieu. Et pour bâtir une véritable relation avec Dieu, Il faut le connaître. On ne peut bâtir une relation avec quelqu’un si l’on ne connaît pas la personne. Ainsi, il faut d’abord chercher Dieu, donc vouloir connaître Dieu, afin de s’établir dans une véritable relation père-fils, une relation d’amour, d’échange, avec Lui.

 

Cette particule primaire apparaît souvent dans la Parole de Dieu, et elle a été parfois traduite par aucun, inhabité, indompté, dehors, irrévocable, peur, jamais. On comprend alors que cette négation véhicule quelque chose de fort, quelque chose qui la perte totale, à la peur, à être dehors du jardin… Et c’est aussi quelque chose qui rend l’homme indompté, donc insensé, et qui est irrévocable, c’est-à-dire, sans appel.

Cela fait penser à cette Parole de Jésus-Christ que l’on peut lire en Matthieu 12:31 : « C’est pourquoi je vous dis : Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné. »

Ainsi, le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal conduit au blasphème contre l’Esprit.

Sa racine, composée de ses trois lettres hébraïques, désigne la connaissance, le savoir, le dessein, la réflexion. Or, la réflexion, c’est le nœud qui délimite l’intellect pur et les émotions. C’est le moment où l’on réfléchit avant d’agir, et donc où l’on n’agit pas sous le coup de l’émotion, de l’impulsion, des pulsions.

Or, pour être dans l’intellect, il faut être dans l’esprit. Et pour avoir conscience d’être dans l’esprit, il faut discerner ce qui vient de l’esprit, et donc de Dieu, et ce qui vient des émotions, des sens, des pulsions. Cette connaissance est donc l’intelligence que Dieu donne à l’homme pour discerner et comprendre ce qui vient de l’esprit et ce qui a un rapport avec le corps. C’est ce qui mène à la sagesse.

Or, nous sommes esprit – âme – corps. Nous avons une dimension spirituelle et une dimension physique, matérielle. L’âme fait le trait d’union entre l’esprit et le corps. Et donc, la connaissance, c’est pouvoir comprendre ce trait d’union, et percevoir ce qui vient de l’esprit et ce qui vient du corps. Le corps a des besoins qu’il faut combler. Le corps est doté de 9 sens qui nous permettent de vivre sur Terre, de savoir quand il faut se couvrir parce que l’on ressent le froid, quand il faut manger parce que l’on ressent la faim… L’esprit, lorsqu’il est guidé par Dieu, gère tout cela sans se laisser déborder par les sens. Mais, si Dieu ne nous guide pas, alors les sens, excités par l’ego, prennent le dessus sur l’esprit, qui n’arrive plus à s’exprimer, et là, la réflexion n’est plus possible. On est envahi, prisonnier, de nos émotions, ballotté dans tous les sens, cherchant en vain à rétablir l’équilibre.

C’est le principe de domination par les sens, et donc, de la destruction. Celui qui se laisse dominer par ses sens entre dans un principe de destruction.

Notons et rappelons que Dieu donne à l’être humain la responsabilité de ne pas manger, c’est-à-dire de ne pas vouloir avoir ou chercher cette connaissance du bien et du mal, car ses fruits, les fruits qu’ils portent et qu’ils développent, sont des fruits qui mêlent cette connaissance du bien (bon) et du mal (ra’), de sorte que l’on ne puisse plus faire la distinction entre ce qui est bon et ce qui est mauvais. Quand on mélange du bleu et du rouge, on obtient du violet, mais on ne peut plus faire la distinction entre le bleu et le rouge. Mélangez la Parole de Dieu à des doctrines humaines, vous obtiendrez une doctrine qui a l’apparence de la piété, mais qui est pleine de religiosité, de superstitions, de fausses croyances et d’idolâtries. Ce mélange est à la base de toutes les religions.

Et ce mélange est la raison pour laquelle il y a toujours une part de « bien » dans une action destructrice, et une part de « mauvais » dans une bonne action. Quand tout se mélange, on ne peut plus faire la distinction entre ce qui est bien et ce qui est mal. Alors, on s’accroche à des idéologies, religieuses ou politiques, qui donnent des lignes de conduite, ou on définit soi même ce qui est bien et ce qui est mal.

Le bien, donc le bon, c’est le principe de l’édification par et dans le logos. À ce principe d’édification, on va mélanger le principe de destruction. On va diluer le bon dans le mauvais. C’est la définition du péché. Lorsque chaque construit ses propres règles, et pour se satisfaire, va prendre la Parole de Dieu pour la diluer dans ses principes, alors, on tombe dans le péché.

Lisons Psaume 75:5-9 : « Je dis à ceux qui se glorifient : Ne vous glorifiez pas ! Et aux méchants : N’élevez pas la tête ! N’élevez pas si haut votre tête, ne parlez pas avec tant d’arrogance ! Car ce n’est ni de l’orient, ni de l’occident, ni du désert, que vient l’élévation. Mais Dieu est celui qui juge : Il abaisse l’un, et il élève l’autre. Il y a dans la main de l’Éternel une coupe, où fermente un vin plein de mélange, et il en verse : tous les méchants de la terre sucent, boivent jusqu’à la lie. »

Ceux qui sont du monde, les méchants, ceux qui sont dominés par leurs sens, donc leur ego, ceux-là se délectent du mélange. Le monde aime le mélange, et c’est pour cela qu’il y a tant d’orgueil dans le monde. Car ce qui s’oppose à Dieu, ce n’est pas la haine. Ce qui s’oppose à Dieu, c’est l’orgueil, l’ego de l’homme. Et cet orgueil pousse l’homme à rechercher la connaissance qui vient de l’orient, de l’occident, du désert… cette connaissance humaine qui vient de partout, et qui lui faire croire qu’il peut s’élever, alors que la véritable connaissance vient de Dieu et elle demande l’humilité.

Lisons Apocalypse 11:4 : « Et quand les sept tonnerres eurent fait entendre leurs voix, j’allais écrire ; et j’entendis du ciel une voix qui disait : Scelle ce qu’ont dit les sept tonnerres, et ne l’écris pas. »

Ce n’est qu’à la fin que Dieu révélera sans mélange la réalité du péché. Pour le moment, cette réalité est scellée, elle ne sera dévoilée qu’au retour de Jésus-Christ.

Lisons Hébreux 4:10-13 : « Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes. Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance. Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et mœlles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. »

Le repos de Dieu, nous l’avons vu, est spirituellement le jardin d’Éden, délimité par les quatre fleuves et protégé du monde extérieur. Il faut entrer dans ce repos de Dieu, et cela ne peut se faire qu’en Jésus-Christ, car seule la Parole de Dieu, qui est le Logos, Jésus-Christ, peut séparer et dissocier le mélange qui se trouve dans l’action des uns et des autres, qui embrume notre esprit. C’est pour cela qu’il est indispensable de lire ou d’écouter la Parole de Dieu.

Lisons Romains 6:23 : « Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. »

Le péché, on l’a vu, c’est le mélange, le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, qui greffe en nous l’ego. Et celui qui écoute son ego se gonfle d’orgueil et cela le conduit inévitablement à la mort spirituelle.

Littéralement, il faudrait lire mourir tu mourras, avec cette répétition qui est très importante. Il y a deux vies, celle de l’esprit et celle du corps. Donc, il y a deux morts, celle du corps et celle de l’esprit. Celui qui se gave du mélange, non seulement il mène son corps à la destruction, à la maladie (le mal a dit), mais aussi il perd l’esprit. C’est celui qui est appelé insensé dans la Parole de Dieu, celui qui n’est plus dans son bon sens, celui qui a perdu l’esprit, aussi appelé « le mort » dans la Parole de Dieu. Celui-là, comme un animal, il bouge, il va travailler, il mange, il dort… mais son esprit n’y est plus. Il est alors complètement contrôlé par ses sens, plongé dans les ténèbres.

Voilà où mène le mélange, au péché, et le péché mène à la mort spirituelle, et cette mort spirituelle va forcément impacter le corps.

Que Dieu vous garde et vous bénisse.

 

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