L’Évangile de Matthieu
Les ouvriers d’iniquité – Matthieu 7:21-23
Le chapitre 7 de l’Évangile de Matthieu se trouve dans la continuité directe du chapitre 6, c’est la suite du discours de Jésus-Christ, la continuité de son enseignement, où Jésus-Christ explicite différentes notions spirituelles importantes, comme le discernement, le jugement, les choses saintes, la prière, la porte étroite qui mène au Père, les faux prophètes, la mise en pratique de la Parole de Dieu.
À la première lecture de ces versets, on peut ressentir comme une grande dureté dans les paroles de Jésus-Christ. Or, ce que l’on prend pour de la dureté est tout simplement du bon sens, une vérité qui ne plaît pas à notre ego. Et l’on va voir que Jésus-Christ n’est pas dur, Il dit la vérité, puisqu’Il est la Vérité.
Rappelons que Matthieu adresse son évangile à des croyants qui connaissent les coutumes juives, et que son but est de montrer que Jésus est le Christ, le Messie annoncé par les prophéties. Il est certainement l’évangéliste qui fait le mieux comprendre que le Nouveau Testament est éclairé par l’Ancien Testament, lequel ne se comprend qu’à la lumière du Nouveau Testament.
Lisons les versets 21 à 23 du chapitre 7 de l’Évangile de Matthieu
²¹Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! N’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.
²²Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ?
²³Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.
Matthieu 7:21-23, Traduction Louis Segond
Il est vrai que si on lit ce passage rapidement, on peut se dire que ces paroles de Jésus-Christ sont des paroles très dures, et même incompréhensibles. En effet, comment est-ce possible que certains de ceux qui ont prophétisé au nom de Jésus-Christ, chassé les démons au nom de Jésus-Christ, réalisé des miracles au nom de Jésus-Christ, tous ceux-là, Jésus leur dit qu’Il ne les a jamais connus ? Ce n’est pas qu’Il ne les connaît plus, qu’Il les a connus un jour, et maintenant Il ne les connaît plus. Non, c’est que Jésus-Christ ne les a jamais connus ! C’est plutôt surprenant, mais on va voir que ce n’est que du bon sens, et que cette parole fait suite à celle des versets précédents, et qu’il y a rapport direct avec les faux prophètes.
On va voir que Jésus-Christ fait une différence entre ceux qui sont dans le Royaume des Cieux et ceux qui sont dans le Royaume de Dieu. Il y a en effet une grande différence entre ces deux royaumes.
Et l’on va voir que cette Parole de Vérité fait écho à la Parole des 10 vierges et au Notre Père, que maintenant nous savons qu’il faudrait dire « Mon Père », la prière que Jésus-Christ a enseignée à ses disciples et qu’on a expliquée lors de nos études du chapitre 6 de l’Évangile de Matthieu.
Il y a dans ces versets une vérité qui dépasse beaucoup de monde, une vérité que beaucoup de religieux n’acceptent pas, une vérité qui déplaît, qui dérange, et qui pourtant, permet d’entrer dans le Royaume des Cieux qui ne s’ouvre que par la porte étroite.
Voyons tout cela en détail.
Verset 21
Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! N’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.
La première remarque à soulever est que cette Parole de Jésus-Christ est la suite directe de la Parole des versets précédents, où il est question des faux prophètes. Nous avions vu, lors de l’étude précédente, qui étaient ces faux prophètes, comment ils agissaient et comment nous pouvons les confondre.
Ces faux prophètes, pour mémoire, sont des personnes qui se trouvent parmi les enfants de Dieu, et qui trompent par leurs paroles, qui se disent être des hommes de Dieu, mais qui diffusent un message trompeur dans le but d’égarer, de semer le doute dans l’esprit des personnes qui les écoute. Pour les confondre, il faut confronter ce qu’ils disent à la Parole de Dieu. C’est le seul moyen de discerner le vrai prophète du faux prophète. Ces faux prophètes se mêlent parmi les enfants de Dieu, ils opèrent au milieu des enfants de Dieu. Ils sont l’ivraie qui pousse parmi le bon blé, et qui à la fin des temps, sera coupé et jeté au feu. Ainsi, on a compris que cette parole de mise en garde contre les faux prophètes s’adresse à ceux qui connaissent Dieu, et non à ceux du monde.
Ici, Jésus-Christ s’adresse au même public, c’est-à-dire à ceux qui connaissent Dieu, à ceux qui ont foi en Dieu. Et c’est pour cela qu’Il parle du Royaume des cieux. Ce qui a été traduit dans notre texte par « Ceux qui me disent… », on aurait dû le traduire par « ce ne sont pas tous ceux qui me disent… ». Donc, il y a des personnes qui disent Seigneur, Seigneur qui entreront dans le Royaume des Cieux, et d’autres personnes, ceux qui commettent l’iniquité, les faux prophètes, les faux docteurs de la loi… qui n’entreront pas dans le royaume des Cieux.
Il y a une différence entre le Royaume des Cieux et le Royaume de Dieu. Le Royaume des Cieux concerne ceux qui ont accepté Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur, et qui donc, sont entrés dans une marche active avec Dieu, une marche de sanctification. Ces personnes, ce sont les justes qui ont foi en Dieu et qui font la volonté du Père. Ils ne font pas leur volonté, ils construisent une relation intime avec Dieu, en esprit, et se laissent guider, façonner, conduire par l’Esprit Saint.
Ceux qui sont dans le Royaume de Dieu, ce sont ceux qui ont accepté Jésus-Christ comme Sauveur, mais qui ne font pas la volonté du Père, c’est-à-dire qui ne se laissent pas guider par le Saint Esprit pour conduire leur vie. Ce sont les croyants, les religieux, qui ont accepté Jésus-Christ comme Sauveur, mais qui préfèrent suivre une doctrine, une croyance religieuse, un faux prophète, un faux docteur de la loi, leurs croyances, leurs avis… plutôt que la Parole de Dieu. Ceux-là ne font pas la volonté du Père. Les églises sont pleines de ces gens qui viennent prier le dimanche et qui, la semaine, suivent les préceptes du monde, oublient Dieu, convoitent leur prochain, font le mal… Ou ces gens qui disent croire en Dieu, mais qui, en suivant une doctrine religieuse, sont idolâtres, car ils se prosternent devant des statues ou prient des morts.
Ainsi, il y a une différence entre ceux qui sont dans le Royaume des Cieux et ceux qui sont dans le Royaume de Dieu. Les premiers font la volonté du Père, ils ont accepté Jésus-Christ comme leur Sauveur et Seigneur, et les seconds ont accepté Jésus-Christ comme leur Sauveur, mais non leur Seigneur, donc ne font pas la volonté du Père. Et l’implication de cette différence prendra tout son sens à l’évènement que l’on appelle l’enlèvement de l’Église.
En effet, ceux qui sont dans le Royaume des Cieux, ceux qui sont entrés dans une marche dynamique avec Dieu, ceux qui se laissent guider par l’Esprit de Dieu, qui marchent à contresens du monde, ceux-là appartiennent à la véritable Église de Christ, et seront enlevés avant la grande tribulation. Ils participeront au repas des noces. Ils seront enlevés de la surface de la Terre, pour rejoindre Dieu, et ils ne vivront pas la grande tribulation. Et Dieu réveillera tous ceux qui sont décédés en état de sainteté, c’est-à-dire ceux qui ont marché avec Dieu. C’est la première résurrection. Et tous ces justes participeront au repas des noces.
Et ceux qui sont dans le Royaume de Dieu vont rester sur Terre et vivront la grande tribulation. Ce sont ceux qui refusent de faire la volonté du Père, et qui préfèrent suivre les mensonges du monde ou une doctrine religieuse où opère bon nombre de faux prophètes et de faux docteurs. Il faut donc sortir du milieu d’eux !
Donc, certains de ceux qui disent « Seigneur, Seigneur » ne font pas la volonté du Père, et donc n’entreront pas dans le Royaume des Cieux.
Et c’est là que la parabole des 10 vierges prend tout son sens : 5 sont prises et entrent par la porte pour le repas des noces. Les cinq autres, les vierges folles, celles qui n’ont pas assez d’huile pour leur lampe, c’est-à-dire qui ne sont pas remplies de l’Esprit Saint, ne rentreront pas et se retrouveront devant une porte fermée. Pourquoi ? Parce qu’elles n’ont pas fait la volonté du Père.
Ceux qui sont dans le Royaume de Dieu, ce sont ceux qui ont accepté Jésus-Christ comme leur sauveur. Ils sont donc sauvés, ils ne perdront pas leur salut, mais ils ne font pas partie de la véritable Église de Christ qui sera enlevée avant la grande tribulation ni de la première résurrection, pour ceux qui sont déjà décédés. Il faudra qu’ils attendent le retour en gloire de Jésus-Christ et le jugement dernier.
Cette Parole renvoie directement à la prière enseignée par Jésus-Christ lorsqu’Il dit : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ».
Et cette Parole de Jésus-Christ fait écho à la profession de foi de Nathanaël (Barthélemy) lorsqu’il dit : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël » (Jean 1:49). En effet, dans cette parole, l’apôtre reconnaît en Jésus le Fils de Dieu, donc le Sauveur, et le roi d’Israël, donc le Seigneur.
Enfin, remarquons que Jésus-Christ insiste sur la répétition du mot Seigneur. Il est répété deux fois, et ce sera aussi le cas dans les versets suivants. Pourquoi ? Pour souligner le fait que Jésus-Christ doit être Seigneur dans notre vie matérielle et notre vie spirituelle. On y retrouve les deux vies, celle du corps et celle de l’esprit.

Nous avons vu, lors de notre étude précédente, la différence entre le vrai prophète et le faux prophète, le premier explique la Parole de Dieu, le second ajoute ou retranche de la parole à la Parole de Dieu. On peut discerner le vrai prophète du faux prophète en confrontant ce qu’il dit à la Parole de Dieu.
Ici, Jésus-Christ revient sur cette notion de faux prophètes, ceux qui disent recevoir des messages divins, des révélations divines, des prédictions de Dieu, mais qui diffusent un message contraire à la Parole de Dieu.
Ces faux prophètes sont nombreux au sein du christianisme, ou même d’autres religions, qui disent recevoir des messages de Dieu, parler au nom de Dieu, alors que ce qu’ils déclarent est contraire à la Parole de Dieu.

Ce mot a été christianisé pour devenir un démon dans le sens de mauvais esprit ou encore le diable. Et l’on a vu que le diable, c’est l’ego en grec, le fameux diabolos.
Donc, ici, Jésus-Christ nous parle de ceux qui pratiquent l’exorcisme, ceux qui disent extirper le mauvais esprit de l’intérieur des gens, à coup d’imprécations et de rituels.
Il existe des ministères de la délivrance au sein de nombreuses communautés religieuses, des personnes qui disent chasser le démon au nom de Dieu, à coup de prières, de semonces, d’eau bénite, de rituels, de cérémonies…
L’exorcisme en lui-même n’est pas une invention du christianisme. Il existait bien avant le christianisme, avant l’ère chrétienne, par exemple chez les Sumériens qui procédaient déjà à des incantations et des rites réalisés par des prêtres spécialisés pour chasser les mauvais esprits responsables des maladies et des malheurs. En Égypte ancienne, on retrouve aussi des rituels pour chasser les mauvais esprits de ceux qui étaient atteints de troubles physiques ou mentaux. Dans la Grèce antique, il existait des rites de purification, appelés des katharsis, qui avaient pour but de nettoyer un individu d’une souillure spirituelle. Les catholiques ont formalisé l’exorcisme en instituant le rituel romain. Cependant, on retrouve l’exorcisme, le fait de chasser le démon du corps du possédé, dans l’islam par la pratique de la roqya, dans le bouddhisme qui connaît aussi ses rituels de purifications et d’expulsion des énergies négatives, et même dans le vaudou, avec des cérémonies rituelles complexes, pour apaiser un esprit ou chasser un esprit.
Rien de nouveau sous le soleil, donc, mais ici, Jésus-Christ nous parle de ceux qui chassent le démon en son nom, et donc, cela nous renvoie directement à ceux qui pratiquent l’exorcisme au nom de Jésus, ceux qui disent chasser le démon au nom de Jésus. On pense bien sûr au rituel romain catholique, avec ces prêtres-exorcistes qui, à coup de semonces, de lectures bibliques, de prières, et d’eau bénite, ordonnent au démon de quitter le corps de sa victime. On pense aussi à tous ceux qui disent tenir un ministère de la délivrance, opérant des délivrances miraculeuses et spectaculaires au nom de Jésus. Les exorcismes ainsi pratiqués ne sont que des mensonges spectaculaires dont le seul but est de marquer les esprits. Retenez que seule la conversion à Jésus-Christ délivre du démon. Et ici, par cette Parole, Jésus-Christ souligne cette vérité : l’homme ne peut pas ordonner au démon quoi que ce soit, car le fait de croire que l’on peut chasser un démon est de l’orgueil.

Donc, ces gens ont réalisé une démonstration de force au nom de Dieu, une démonstration de puissance, ou ont reçu un pouvoir spécial, par exemple le pouvoir de guérison. Ils disent opérer au nom de Dieu, et pourtant Dieu ne les connaît pas.
Il y a dans ce mot δύναμις – dunamis quelque chose de théâtral, de spectaculaire, une démonstration de force à l’image d’une armée de soldats qui se met en marche, c’est quelque chose qui se voit, qui fait du bruit, qui marque les esprits. Ainsi, ces gens réalisaient des choses spectaculaires au nom de Dieu, non pas pour la gloire de Dieu, mais pour se faire voir, pour frapper les esprits. Il y a derrière cette démonstration de force ou de pouvoir, une notion de mise en scène pour forcer l’admiration.
Prenons l’exemple de ces guérisons miraculeuses qui s’opèrent au niveau des assemblées évangéliques. Il y a toute une mise en scène qui est faite, on chante, on fait du bruit, et là, le révérend ou le pasteur ordonne à un paralytique de marcher au nom de Jésus, et le paralytique se lève et marche, sous les acclamations de la foule. Souvent, le paralytique est un complice ou, dans de rares cas, il s’agit d’une programmation mentale. Mais dans les deux, il ne s’agit pas d’une intervention divine. Le pasteur, dans son orgueil, a voulu reproduire ce que Jésus-Christ a fait, pour qu’on l’acclame. C’est du spectacle, de la mise en scène, du paraître, et dans le paraître, il ne peut y avoir Dieu, puisque le paraître est un mensonge.

On retrouve la même idée dans le verbe ὁμολογέω – homologeo dont le sens est déclarer la même chose qu’un autre. Ainsi, Jésus déclare à ces gens qui prophétisent en son nom, qui chassent les démons en son nom, qui réalisent des miracles à son nom, qu’Il ne les a jamais connus comme eux ne l’ont jamais connu. Ces gens ne connaissent pas Jésus-Christ, et donc, Jésus-Christ ne les connaît pas. Ils prétendent connaître Jésus-Christ, mais en vérité, ils ne connaissent pas Jésus-Christ, sinon ils n’agiraient pas comme ils le font, c’est-à-dire pour obtenir de la gloire, pour se faire voir, pour tromper les gens… Ainsi, leurs paroles (car ils prophétisent) et leurs actes (ils chassent les démons et réalisent des miracles) témoignent contre eux : ils ne font pas la volonté du Père, mais agissent ou parlent pour eux-mêmes.

Et comme il y a une notion de réciprocité, Jésus-Christ leur déclare que comme eux ne l’ont jamais connu, alors lui ne les a jamais connus.

En réalité, ces gens qui disent faire toutes ces choses au nom de Jésus n’ont pas appris à connaître Dieu, ne sont pas venus à la connaissance de Dieu, n’ont pas perçu Dieu, n’ont pas la connaissance de Dieu, n’ont pas d’accointances avec Dieu. Littéralement, cela signifie que tous ces gens qui parlent ou agissent au nom de Dieu ne connaissent pas Dieu, ils ne sont pas entrés dans l’intimité de Dieu, ils ne se sont pas approchés de Dieu pour Le connaître. Donc, ils parlent ou agissent d’eux-mêmes, et non de Dieu, puisqu’ils ne sont pas en relation avec Dieu. Comme il y a une notion de réciprocité, étant donné qu’ils ne se sont pas approchés de Dieu pour le connaître, alors Jésus-Christ ne les connaît pas, c’est-à-dire qu’il n’a aucune relation avec eux. Ces gens ne sont jamais venus dans l’intimité du Père, ils n’ont jamais voulu connaître véritablement Dieu, ils n’ont pas cherché à connaître Dieu dans la prière et l’écoute de sa Parole, et donc, Dieu non plus n’est pas en relation avec eux. Ils agissent d’eux-mêmes, pour leur orgueil, pour la gloire, pour le pouvoir, mais non pour Dieu. Parce que s’ils avaient vraiment connu le Père, ils auraient connu la volonté du Père, et jamais ils n’auraient été de faux prophètes, diffusant un faux message, ou jamais ils ne se seraient donnés en spectacle ou auraient chassé les démons, car c’est Dieu qui permet la délivrance par la conversion. Chacun, par la conversion, demande à Dieu sa délivrance.
Ici, Jésus-Christ parle à de faux prophètes, à de faux docteurs de la loi, à tous ceux qui agissent selon les croyances du monde, qui ont ajouté ou retranché de la parole à la Parole de Dieu pour garder le pouvoir sur les croyants, pour les maintenir dans une fausse doctrine, pour les éloigner de Dieu. Ce sont les loups ravisseurs, qui agissent au sein même des communautés religieuses chrétiennes, pour semer le trouble dans les esprits. Et c’est pour cela que Jésus-Christ leur dit qu’ils commettent l’iniquité.

Le mot ἀνομία – anomia qui est à l’accusatif dans notre texte désigne tout ce qui est contraire à la loi de Dieu.
Le verbe ἐργάζομαι – ergazomai signifie travailler, faire un travail, œuvrer, exercer, accomplir, commettre, exploiter, produire, gagner par le travail, acquérir.
Ainsi, littéralement, ceux qui travaillent à être contre la loi de Dieu, ceux qui commettent des choses contraires à la loi de Dieu, ceux qui œuvrent contre la loi de Dieu… ne viennent pas de Dieu.
Ceux qui travaillent contre Dieu ce sont les loups ravisseurs, les faux prophètes, les faux docteurs de la loi… qui produisent l’iniquité, c’est-à-dire des actes contraires à la Parole de Dieu. Comment les confondre ? En passant ce qu’ils disent au crible de la Parole de Dieu.
N’oublions pas que toutes ces personnes qui travaillent contre Dieu n’entreront pas dans le Royaume des Cieux ce jour-là, c’est-à-dire le jour de l’enlèvement de l’Église. Ils ne seront pas comptés parmi les justes, ils resteront sur Terre et vivront la grande tribulation. Et pour ceux qui sont décédés dans cet état, ils ne seront pas réveillés pour la première résurrection, mais à la seconde pour recevoir leur jugement.
Que Dieu vous garde et vous bénisse.

