Genèse 2 – versets 18 à 20

Genèse 2 versets 18 à 20

Une aide semblable

Le chapitre 2 du Livre de la Genèse est la suite directe du chapitre 1, et notamment les premiers versets qui relatent le 7e jour de la Création, ainsi que le séjour de l’homme au jardin d’Éden et la formation de sa compagne. Ce chapitre 2 du Livre de la Genèse relate l’état originel du monde avant la chute de l’homme et de la femme.

Dans cette étude, Dieu va amener l’homme, l’adam mâle, à se rendre compte qu’il a besoin d’une aide semblable à lui. Et cela va passer par tout un apprentissage, afin qu’il puisse comprendre qu’il ne ressemble à aucun animal terrestre ou volant, qu’il est le seul de son espèce. Cet apprentissage est celui de la science de Dieu : Dieu amène à l’homme les animaux des champs et les oiseaux, afin que l’homme les examine et lui donne un nom. Il y a, dans cet épisode, un enseignement spirituel très profond que l’on va dérouler verset après verset.  

Rappelons que le but de ces études est de donner le sens le plus proche possible du texte du Livre de la Genèse, donc de la Parole de Dieu. Dans ces études, nous nous attarderons essentiellement sur les mots hébreux dont le sens n’a pas été correctement restitué ou parfois même inversé par les traductions françaises qui sont à notre disposition, afin de pouvoir donner le sens véritable du texte, sans le prisme d’une doctrine ou d’une idéologie religieuse. 

Il est fortement recommandé de lire ou d’écouter les études précédentes, car de nombreuses notions déjà expliquées vont être reprises dans cette étude.

Rappelons que Dieu s’adresse à tous, par des termes simples, et que chacun peut comprendre ce que Dieu dit. Rappelons aussi que pour comprendre où l’on va, il faut connaître d’où l’on vient.

 

¹⁸L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui. ¹⁹L’Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme. ²⁰Et l’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs; mais, pour l’homme, il ne trouva point d’aide semblable à lui.

Genèse 2:18-20, Traduction Louis Segond

 

Il n’est pas bon que l’homme, l’adam mâle, soit seul. Il lui faut une aide semblable à lui, et l’on sait que cette aide, c’est la femme. Donc, l’homme a besoin de la femme, et la femme est l’aide de l’homme. Les deux sont complémentaires et indissociables, et cette loi est fixée dès le commencement.

Cependant, pour que l’homme puisse comprendre qui il est, il doit apprendre et se confronter aux autres animaux, se différencier des animaux. Il doit comprendre qu’il est différent d’un animal, afin qu’il puisse se voir en tant qu’être humain. Cet apprentissage se réalise selon la science de Dieu, la véritable science. Dieu demande à l’homme d’observer les animaux qu’Il lui présente, ce qui signifie les regarder et aussi écouter les sons qu’ils émettent, afin que l’homme leur donne un nom selon ce qu’il a appris d’eux, selon ce qui les distingue, leurs capacités… Et Dieu donne la responsabilité à l’homme de nommer les animaux. Et l’on sait que, dans la Parole de Dieu, le nom représente qui on est en réalité, le nom définit la fonction, le caractère, les capacités… de la créature ou de la personne qui le porte. Et c’est à l’homme que Dieu confie cette mission, qui n’est pas simple et qui requiert de l’observation et de la réflexion.

Et tout cela, afin d’amener l’homme à se rendre compte qu’aucun animal n’est comme lui, d’amener l’homme à comprendre qu’il est le seul être humain, de l’amener à voir ses différences.

Enfin, notons que c’est l’Éternel Dieu qui amène l’homme à prendre conscience du manque d’une aide semblable à lui. Dieu – Élohim, la justice, la Science, et l’Éternel – Yahveh, l’Amour et la relation, le Père et le Fils qui agissent ensemble pour enseigner l’homme sur la création, dans une relation d’amour, afin qu’il puisse grandir et aimer à son tour l’aide que Dieu lui prépare.

Voyons tout cela en détail.

 

Le verbe אָמַר – amar signifie dire, prononcer, parler. Nous avions déjà rencontré ce verbe lors de nos études du chapitre 1 de la Genèse, aux versets 3, 6, 9, 11, 14, 20, 22, 24, 26, 28, 29.

Au verset 3 : « Dieu dit : Que la lumière soit. Et la lumière fut. »

Au verset 6 : « Dieu dit : Qu’il y ait une étendue entre les eaux, et qu’elle sépare les eaux entre elles. »

Au verset 9 : « Dieu dit : Que les eaux qui sont au-dessous des cieux se rassemblent en un lieu, et que le sec paraisse. Et il en fut ainsi. »

Au verset 11 : « Dieu dit : Que la terre produise l’herbe, la plante portant de la semence, l’arbre fruitier produisant, selon son espèce, du fruit qui contienne sa semence sur la terre. Et il en fut ainsi. »

Au verset 14 : « Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue des cieux pour séparer le jour d’avec la nuit ; qu’ils servent de signes et qu’ils marquent les temps, les jours et les années ; »

Et ainsi de suite tout au long du récit de la création de la Terre.

Que remarque-t-on ? Chaque fois que Dieu parle, Il pose des lois immuables, Il forme de nouvelles choses. C’est la Parole de Dieu qui met tout en place, et qui fixe les lois universelles.

Dans le verset qui nous intéresse, Dieu fixe le fait qu’il n’est pas bon pour l’homme qu’il reste seul, et donc, qu’il doit avoir une aide semblable à lui. C’est une loi immuable.

Ainsi, tout ce qui n’est pas dans le bon, au sens טּוֹב – towb, se situe dans la ruine, dans la destruction. Le טּוֹב – towb est un mot que nous avons déjà rencontré à plusieurs reprises, et notamment dans le chapitre 1 de la Genèse. Tout ce que Dieu créé, placé, formé est dans le טּוֹב – towb. Toutes les lois, physiques, naturelles, chimiques, spirituelles, biologiques… sont dans le טּוֹב – towb. Et justement, cette loi que Dieu fixe par Sa Parole, celle que l’être humain doit avoir une aide semblable à lui, est dans le טּוֹב – towb. S’il n’a pas d’aide semblable à lui, alors il est dans la destruction.

Il y a ici comme un miroir : Dieu va mettre en face de l’être humain un nouvel être humain, les deux face à face, afin que l’être humain puisse se reconnaître dans l’autre, et donc, comprendre qui il est. Cette reconnaissance ne peut se faire uniquement dans le cas où l’être humain se voit dans un autre humain. Alors, il peut s’identifier à un être humain.

 

On commence par l’être humain qui possède une petite fortification, l’être humain qui a besoin de grandir et se fortifier. Alors, Dieu l’appelle pour venir voir les animaux qu’Il lui présente. Et, Dieu invite Adam à observer ces animaux afin de leur donner un nom en fonction de leurs caractéristiques. Et alors, on arrive à l’Adam fortifié, l’être humain qui acquiert une certaine connaissance pour se rendre compte qu’il est seul et qu’il a besoin de quelqu’un qui lui ressemble.

On y voit donc un temps d’apprentissage nécessaire pour Adam, avec des échanges d’information. Dieu amène des animaux devant Adam et ce dernier les observe, et Dieu l’enseigne sur cette science des animaux que l’on appelle aujourd’hui zoologie, biologie…

On voit que Dieu n’amène pas tous les animaux à Adam, seulement le bétail, les oiseaux du ciel et les animaux des champs, donc une partie des animaux poïkilothermes et les animaux homéothermes. Il manque les animaux marins.

Dieu invite l’homme à scruter la Création. On sait que la science, la véritable science, se fonde sur l’observation. D’abord l’étude, puis vient la pratique. On reproduit ce que l’on vient de voir, ou l’on imite ce que l’on vient de voir. La science est l’un des moyens de révélation de la justice de Dieu (Élohim) laquelle pointe vers la nécessaire relation avec l’Éternel (Yahveh).

On a déjà rencontré ce verbe au premier chapitre de la Genèse lorsque Dieu forme les animaux et au second chapitre lorsque Dieu forme l’être humain.

L’animal a une âme et il appartient au monde matériel. L’être humain a une âme et un esprit, il appartient au monde matériel et au monde spirituel.

Que remarque-t-on ? Chaque fois que ce verbe est utilisé, il implique une relation avec l’autre, un échange d’information, une communication. Pour qu’il y ait une communication, il faut un émetteur qui va partager une information à un récepteur qui va recevoir l’information et qui à son tour va devenir un émetteur par un retour de l’information, par sa réponse à l’information reçue et ainsi de suite. C’est comme cela que se met en place un dialogue, un échange d’informations. Et les deux communicants vont intégrer une partie ou la totalité de l’information reçue.

Ici, Dieu fait venir les animaux devant Adam pour que celui-ci les observe et communique avec eux. Il y a donc un échange d’informations entre les animaux et Adam. Et par cette communication, Adam va apprendre à conceptualiser ses émotions, à gérer ses instincts, en les confrontant à ceux des animaux. Il va donc apprendre à gérer ses sens, grâce à son esprit qui interagit avec l’âme, donc les émotions et l’instinct (et elle-même interagit avec les sens), via ses 6 attributs qui sont l’affection, la raison, la mémoire, l’imagination, l’analyse, la pensée. Et l’esprit de l’être humain, qui possède ces attributs, apprend, car il guidé par le Formateur, c’est-à-dire l’Esprit de Dieu, les 7 Esprits de Dieu qui sont la Sagesse, la Compréhension, le Conseil et la Puissance, la Connaissance, la Révérence (provenant de la crainte de Dieu), la Justice, la Vérité, la Fidélité.

On retrouve ces 7 Esprits de Dieu qui guident et forment l’esprit de l’être humain, l’esprit de celui qui se laisse former par la Parole de Dieu, au chapitre 11 du Livre d’Esaïe et au Livre de l’Apocalypse. L’Esprit de Dieu guide l’esprit de l’homme qui oriente et pilote l’âme, qui gère les émotions qui surgissent de l’âme ainsi que les sens qui viennent du corps. Donc, l’esprit de l’être humain oriente, dirige et pilote la vie émotionnelle et la vie physique. Cela est vrai uniquement pour un esprit qui est lui-même géré et orienté par l’Esprit de Dieu, un esprit qui est en Dieu, qui est alimenté par la Parole de Dieu. Dans le cas contraire, l’esprit, qui n’est plus en contact avec la Parole de Dieu, s’éteint petit à petit, et c’est l’ego qui va gérer l’âme et le corps. La personne sera alors toujours dans l’émotion et elle recherchera toujours à alimenter ses sens.

Donc, Dieu présente à l’être humain les animaux, afin de l’enseigner sur la Création. Et l’être humain donne un nom aux animaux, et cela ne peut se faire que par la réflexion. Il observe les animaux, et en fonction de ce qu’il observe, il les nomme. Donc, l’adam a une conscience et il a conscience des autres, de ce qui l’entoure. Mais, il ne trouve personne qui est comme lui, personne qui lui ressemble. Dieu l’a amené à avoir conscience de sa différence. Ainsi, adam a pu dire « je suis » différent des animaux. Mais, il ne pouvait pas savoir qui il était, il ne pouvait s’identifier, il ne pouvait se donner un nom, puisqu’il n’y avait personne à qui il pouvait s’identifier. Il lui fallait quelqu’un qui lui ressemble, un alter ego, et c’est pour cela que Dieu va former l’adam femelle.

Et ce sera justement le sujet de notre prochaine étude, la formation de la femme comme aide semblable à l’homme.

Que Dieu vous garde et vous protège.

 

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