Genèse 1 versets 9 et 10

Genèse 1 versets 9 et 10

Troisième jour – La formation du continent

Au troisième jour de la Création, deux actions très importantes de Dieu sont réalisées : l’apparition du sec, c’est-à-dire du continent unique aux versets 9 et 10, et la création des végétaux aux versets 11 à 13. Dans cette première partie consacrée au troisième jour de la Création, notre étude portera sur la formation du continent, lorsque Dieu a rassemblé la masse d’eau en un seul lieu et qu’Il a fait paraître le sol sec. Ainsi, nous allons répondre à ces deux questions : comment Dieu a-t-Il ressemblé l’eau en un seul lieu ? Pourquoi cette action est-elle primordiale et nécessaire pour faire paraître les végétaux ? Dieu va agir sur la matière, et avec cette matière qu’Il va façonner, Il va faire surgir le continent, le sec, ainsi que les végétaux. Et l’on peut déjà dire que ce troisième jour n’est pas un jour de création, mais plutôt un jour d’agencement, de mise en place du plan. Étudions les versets 9 et 10 de Genèse 1, et essayons de donner une traduction sémantique de ces deux versets. Rappelons que Dieu a créé la matière, l’eau, c’est-à-dire les molécules d’oxygène et d’hydrogène (Genèse 1 : 1), puis qu’Il a séparé l’eau en deux (Genèse 1 : 6-8) pour former la voûte céleste. Il est conseillé de lire les articles précédents avant de lire cet article. Rappelons que Dieu s’adresse à tous, par des termes simples, et que chacun peut comprendre ce que Dieu dit.

 

Versets 9 et 10

Voici la traduction de ces deux versets d’après :

La Darby : « Et Dieu dit : Que les eaux qui sont au-dessous des cieux se rassemblent en un lieu, et que le sec paraisse. Et il fut ainsi. Et Dieu appela le sec Terre, et le rassemblement des eaux, il l’appela Mers. »

La Bible de Jérusalem : « Dieu dit : « Que les eaux qui sont sous le ciel s’amassent en un seul endroit et qu’apparaisse le continent » et il en fut ainsi. Dieu appela le continent « terre » et la masse des eaux « mers ».

La Bible en français courant (NFC) : Dieu dit encore : « Que les eaux qui sont au-dessous des cieux se rassemblent en un seul lieu et que le continent apparaisse ! » Et il en faut ainsi. Dieu nomma le continent terre et la masse des eaux mer, et Dieu vit que c’était une bonne chose. »

La Grande Bible de Tours (1866) : « Dieu dit encore : Que les eaux qui sont sous le ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sol aride paraisse. Et cela se fit ainsi. Dieu donna au sol aride le nom de Terre, et il appela Mers toutes les eaux rassemblées. Et Dieu vit que cela était bon. »

Encore une fois, on peut noter quelques disparités entre les différentes traductions proposées. Par exemple, certaines parlent d’un continent, alors que d’autres ont préféré parler d’un sol aride ou d’une terre sèche. Il y a aussi le mot « mer » qui est parfois noté au pluriel et parfois au singulier. Ces disparités dans les différentes versions de la Bible en français montrent que l’on doit être attentif et qu’il faut rechercher le sens exact, en hébreu, de ces mots parfois traduits différemment d’une version à l’autre. Essayons de démêler tout cela en nous plongeant dans l’écriture originelle de ces versets afin de donner au texte son sens originel. Rappelons que nous allons retrouver certains mots qui ont déjà été expliqués lors des articles précédents et nous y ferons alors référence.

 

Étude du verset 9

Nous avons déjà expliqué le sens du verbe אָמַר –  amar, traduit par dire au verset 3 de Genèse 1 et nous l’avons aussi rencontré au verset 6 de Genèse 1. Ici, dans ce verset, on retrouve la même écriture, et donc, le même sens. Par conséquent, nous pouvons dire que Dieu, une troisième fois, dévoile son intention. Il nous dit ce qu’il a l’intention de faire, d’où la conjugaison qui est au futur. Et que s’apprête-t-il à faire ? Rassembler les eaux, donc la masse d’eau qui compose la Terre, en un lieu afin de faire paraître un sol sec.

 

Ce verbe קָוָה – qavah dans certaines versions a été traduit par le verbe se rassembler, dans d’autres versions, par s’assembler. Les sens de ces deux verbes en français sont très similaires. On a l’idée de réunion, soit d’un groupe, soit d’une masse, d’agglomération. Regardons le sens de ce verbe en hébreu.

קָוָה – qavah est une racine primaire de type verbe. Il désigne littéralement l’action d’attendre, de regarder à, d’espérer, de s’attendre à. Cependant, il est au radical nifal, et donc, prend le sens d’être assemblé. Dans le texte, le verbe est conjugué à l’imparfait, temps qui exprime une action ou un processus prolongé et répété. Pour comprendre le sens de ce mot, nous avons besoin de le décomposer comme suit :

Ainsi, le verbe קָוָה – qavah exprime l’idée d’une matière façonnée dans un but, par un mouvement mécanique, par une action qui est imposée par un son puissant. Comme le verbe est conjugué à l’imparfait, ce son puissant qui va façonner la matière, qui va agir sur la matière, et qui est le Logos, va se répéter et est prolongé dans le temps. Cette vibration ou résonance, ce son qui fait vibrer, apporte la vie. Or, la vie apparaît par division cellulaire. Si l’on prend l’embryon par exemple, il est d’abord une seule cellule (par la réunion de deux cellules) qui va se diviser pour former des amas de cellules qui vont s’assembler pour former les différents organes et tissus du corps. Ainsi, le Logos va émettre un son, qui est la Parole, qui va faire vibrer les eaux afin de diviser la masse pour l’assembler en un seul lieu. C’est tout le modèle de la vie. Dieu met en place les conditions nécessaires à l’apparition de la vie.

 

Les trois mots suivants ont déjà été étudiés lors des articles précédents.

Les eaux Cמַיִם – mayim, c’est la matière primordiale que Dieu a créée. On retrouve ce mot au verset 2, lorsque l’Esprit de Dieu vibre au-dessus de cette énorme étendue de liquide, ainsi qu’au verset 5 de Genèse 1, lorsque Dieu sépare cette énorme étendue d’eau en deux parties égales, l’une au-dessus des cieux, et l’autre au-dessous des cieux, la limite des deux étant la stratosphère, appelée la voûte dans la Parole de Dieu. Ainsi, les eaux au-dessous des cieux dont il est question dans ce verset 9 représentent la masse d’eau restée sur Terre.

 

La préposition אל – ‘el

→ Indique un mouvement, aller vers quelque chose, aller à…

→ Indique une limite, en

→ Indique une direction, sans nécessairement un déplacement physique, vers

→ Indique un déplacement à caractère hostile, contre

→ En plus de

→ Concernant, en référence.

Cette préposition est attachée au mot מקום – maqom qui désigne le lieu où l’on se tient, une place, une fonction, un lieu, un territoire, un endroit, un espace, une distance, une direction. Provient de la racine קוּם – quwm qui signifie se mettre debout, se lever, s’ériger, monter, grandir, se dresser tête haute, consistant, durable, existant, hauteur, taille stature, lieu, place, être fixé, se tenir, être posé, stable, être confirmé.

Littéralement, Dieu va délimiter un endroit, un lieu pour y établir la demeure des eaux, pour fixer cette demeure à un même endroit, rassembler la masse d’eau sur Terre dans un même lieu. Alors, oui, il y a une idée de déplacement, l’eau va se rassembler à un endroit. Pour cela, Dieu va agir par la Parole, par vibration sur l’eau, afin de mettre en mouvement les molécules d’eau.

La lettre מ – mèm, placée devant la racine קוּם – quwm, évoque l’idée de la matrice qui donne la vie, symbolise le retour vers l’intérieur pour se transformer, le principe réformateur de la vie par transformations successives, engendrant un mouvement vital perpétuel. Ainsi, Dieu va agir par la Parole, la vibration, sur les molécules d’eau, cela dans le but de faire naître la vie.

 

Est un adjectif qui désigne littéralement le chiffre un. Provient de la racine primaire אָחַד – ’achad qui signifie un, être un, assembler, unir, unique. Donc, Dieu va réunir la masse d’eau en un seul endroit, va délimiter ce lieu où l’eau sera assemblée, afin de faire paraître le sec. Primitivement, à la création, toute l’eau que contenait la Terre était ainsi confinée à un seul endroit. Il y avait donc un océan unique, comme il y avait un continent unique. Et Dieu a fixé les limites du territoire de l’eau, afin qu’elle n’inonde pas le continent, Il a fixé ses limites.

 

Pour comprendre le sens de ce mot composé, il nous faut justement le décomposer suivant cette infographie.

Ainsi, on comprend que Dieu exprime le désir de voir apparaître la terre sèche, le continent, et que cela est la marque d’une intervention divine. Dieu rend visible le continent. Ce verbe רָאָה – ra’ah qui est dans le texte au radical nifal signifie littéralement rendre visible, apparaître. Donc, Dieu exprime le désir de rendre visible, de faire apparaître le sol sec. Et par là, si l’on veut aller plus loin, le fait de rendre visible ne peut se faire que par émission de photons. Dieu a agi sur l’eau par la Parole, le Logos, et cette vibration a fait émettre les photons. Ces photons sont des marques de Dieu, car Dieu est Lumière.

 

Nom féminin qui signifie littéralement la terre sèche, le sol qui est sec.

Découle de la racine primaire יבש – yabesh qui désigne l’action d’avoir séché, d’être sec, de mettre à sec, de devenir sec, d’être à sec, de sécher, de dessécher, de tarir. Cela indique clairement un changement d’état. Ce mot apparaît 14 fois dans l’Ancien Testament toujours en rapport avec la Terre sortie de l’eau. Donc, il y a vraiment un rapport avec une notion d’eau qu’il n’y a plus.

Si l’on reprend tout ce que l’on vient d’expliquer et que l’on transpose nos informations au niveau scientifique, on comprend comment Dieu a fait paraître le sec : à partir des molécules d’eau, et donc des atomes d’oxygènes et d’hydrogènes, des éléments matériels élémentaires, Dieu va agir par la vibration du Logos sur ces éléments pour construire tout le reste. Dieu a donc créé la matière, donc les deux atomes hydrogène et oxygène, et à partir de ces deux atomes qui ont été assemblés en eau par les protons, Dieu va agir sur les noyaux des atomes par la puissance du Logos, par la puissance des vibrations du Logos pour dissocier les particules élémentaires des noyaux pour en faire des électrons libres qui vont s’assembler. Et ainsi tous les atomes vont être construits, assemblés par la vibration. Pour que cela arrive, il faut de la chaleur. C’est pour cela que cette étape d’apparition du continent, de la terre sèche, arrive après la séparation des eaux du bas et des eaux du haut, car cette étape a créé un champ magnétique qui a généré de la chaleur pour l’évaporation de l’eau. Ainsi, cette chaleur du deuxième jour va faciliter cette nucléosynthèse du troisième jour. Et donc, Dieu, en agissant sur les molécules d’eau, directement sur les atomes d’hydrogènes et d’oxygènes, va créer tous les éléments chimiques du tableau périodique de Mendeleïev. C’est ainsi que va apparaître la terre sèche. Et cela est fixé par Dieu, comme l’indique la locution « et il fut fait ainsi » que nous avons déjà rencontrée au verset 7 de Genèse 1 où nous avions expliqué que par cette expression, Dieu établit quelque chose de vrai, Il fixe les choses. Et ce que Dieu a établi, cela restera stable, fixé à jamais.

 

À présent, donnons la traduction sémantique de ce verset 9 de Genèse 1 :

« Dieu émet son intention d’agir sur la masse d’eau sur Terre. Par la vibration de sa Parole, Il va agir sur les molécules d’eau dans le but de façonner cette matière primordiale, ces éléments élémentaires que sont les atomes d’oxygène et d’hydrogènes, afin de les dissocier, pour établir tous les éléments chimiques qui composent la terre, la matière. Ainsi, à partir de l’eau, Il ordonne un continent unique, et fixe une limite aux eaux restantes pour les contenir en un seul endroit. Dieu fixe le résultat de son action dont le but fut la formation d’un océan et la formation d’un unique continent. »

Nous savons que la Terre était composée d’un seul continent massif que les scientifiques ont appelé Pangée, et que ce continent était entouré d’un unique océan appelé la Panthalassa. Cela fut découvert par les scientifiques, cela est un fait établi. Et Dieu a décrit ce fait, Il a décrit la formation de cet unique continent et de cet unique océan. Si l’on pousse plus loin encore nos analyses sur la Parole de Dieu, on s’apercevrait que Dieu nous décrit avec détails comment Il a agi sur les atomes pour façonner la matière terrestre à partir des atomes élémentaires d’oxygène et d’hydrogène qu’Il avait créés dès le verset 1 de Genèse 1. Dieu nous dit qu’Il a fait vibrer les molécules d’eau H2O. Ainsi, le Logos, par la vibration, par un effet de résonance forte, à amener ces molécules à l’explosion par fusion froide, ce qui a engendré des interactions fortes, et donc la formation de tous les atomes qui composent la matière. Pour expliquer cela, il faudrait faire un cours de chimie. Ce n’est pas le but ici. On retiendra simplement que Dieu a agi sur la matière primordiale, l’eau, par vibration, ce qui a entraîné une fusion froide des molécules.

 

Étude du verset 10

Nous avons déjà expliqué ce verbe קָרָא – qara’, littéralement appeler, lors de l’étude des versets 5 et 8 de Genèse 1. Nous avions dit que Dieu nomme ce qu’Il vient d’établir, Il donne des noms pour fixer les fonctions de tout ce qu’Il façonne et forme. Ici, Dieu va nommer le sol sec, ainsi que la masse des eaux. Rappelons que Dieu a créé la matière, les molécules d’oxygène et d’hydrogène qui forment l’eau, puis Il a façonné la matière. Il y a eu plusieurs étapes, et à chaque nouvelle formation, Dieu la nomme pour la fixer à jamais. En la nommant, Il lui donne son but, ses caractéristiques, ses fonctions. C’est pour cela que le nom est très important dans la Parole de Dieu, car il définit qui l’on est, et quels sont les attributs divins que Dieu a mis à l’intérieur de nous, car nous sommes des créatures de Dieu. Et pour la matière, c’est la même chose. En leur donnant un nom, Dieu fixe leurs fonctions. Chaque chose à sa place, car Dieu est un Dieu d’ordre et toute la création est ordonnée.

Donc, Dieu va donner un nom au sol sec, celui qui vient d’être rendu visible, qui vient d’apparaître par l’action de la vibration du Logos sur les molécules d’eau. Et Il nomme ce sol sec, celui qu’Il vient de façonner (Dieu le montre par la lettre ל – lamèd qui est un mot-outil qui indique une direction. Dieu nous montre là où il faut regarder), terre.

 

Donc, ce sol sec, Dieu l’a nommé אֶרֶץ – ’erets, et en lui donnant son nom, Il établit sa fonction. Quelle est-elle ? Si l’on donne la définition hébraïque de ce mot, littéralement, il signifie une terre, un territoire, un sol, mais aussi, symboliquement, la demeure des habitants de la terre, par opposition à la demeure des Cieux, celle de Dieu, et plus largement encore Israël, l’héritage de Dieu, dans le sens les enfants de Dieu, ceux qui fixent Dieu, entendent Dieu, qui ont la foi. En nommant le sol sec terre, Dieu donne sa fonction à cette terre, qui sera le lieu d’accueil des enfants de Dieu. La racine composée par les trois lettres ארץ comporte le sens d’être productif et luxuriant. Donc, la deuxième fonction de cette terre, en plus d’accueillir d’être la demeure des hommes, sera d’être productive et luxuriante. C’est la caractéristique même de la nature.

 

Il s’agit de la répétition par deux fois du mot יָם – yam. Ainsi, en nommant la masse des eaux ainsi, Dieu lui donne sa fonction. Cette masse d’eau sera à la fois les mers et les océans, mais aussi les fleuves… La racine יָם – yam symbolise tout ce qui s’étend et se multiplie. Donc, l’eau va s’étendre, et se multiplier, c’est-à-dire qu’elle va former des mers, des océans, des rivières, des lacs… ainsi que la nappe phréatique. Dieu a ainsi fixé la fonction de cette masse d’eau qui s’est assemblée en un seul endroit, et il lui donne son but, se diviser pour former des points d’eau sur toute la Terre. Et cela sera accompli lors du Déluge.

« Et Dieu vit que cela était bon » : nous avons déjà rencontré cette formule lors de l’étude du verset 4 de Genèse 1. L’action est terminée et conforme au Plan. Tout est fait selon l’ordre du Plan, les molécules permettant de mettre en place les conditions nécessaires à la vie sont formées. C’est fait, c’est bien fait, c’est établi, et bien établi.

 

Donnons à présent la traduction sémantique des versets 9 et 10 de Genèse 1 :

«⁹Dieu émet son intention d’agir sur la masse d’eau sur Terre. Par la vibration de sa Parole, Il va agir sur les molécules d’eau dans le but de façonner cette matière primordiale, ces éléments élémentaires que sont les atomes d’oxygène et d’hydrogènes, afin de les dissocier, pour établir tous les éléments chimiques qui composent la terre, la matière. Ainsi, à partir de l’eau, Il ordonne un continent unique, et fixe une limite aux eaux restantes pour les contenir en un seul endroit. Dieu fixe le résultat de son action dont le but fut la formation d’un océan et la formation d’un unique continent.

¹ºPuis, Dieu donne un nom au sol sec et l’appelle terre, fixant alors sa fonction qui est d’accueillir la vie, d’être productive et luxuriante, et d’être la demeure des êtres humains. Et il nomme la masse d’eau mers, fixant alors sa fonction d’océans, de mers, de lacs, de rivières… Tout fut établi conformément au Plan de Dieu. »

Soyez bénis.

 

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