L’Évangile de Matthieu
Délivrances et guérisons – Matthieu 8:16-17
Le chapitre 8 de l’Évangile de Matthieu est une mise en application du discours de Jésus-Christ sur la montagne, avec une succession de récits de miracles comme la guérison d’un lépreux, la guérison du serviteur d’un centenier, la guérison de la belle-mère de Pierre, la guérison et la délivrance de plusieurs démoniaques et de plusieurs malades, le miracle de la tempête apaisée, la délivrance de deux démoniaques dans le pays des Gadaréniens. Tous ces miracles sont des exemples de mises en application de la Parole. Et entre ces différents miracles qui donnent des clefs de compréhension de la Parole de Dieu, Jésus-Christ nous livre d’autres enseignements spirituels très profonds. Ce chapitre huit de l’Évangile de Matthieu est donc très riche en préceptes divins.
Dans cette étude, nous allons commencer à parler d’exorcisme et de délivrances, et l’on va voir que ce qui se fait aujourd’hui en cette matière est très loin de ce que Jésus-Christ nous a enseigné. Et l’on verra aussi l’accomplissement d’une prophétie de l’Ancien Testament, une prophétie d’Ésaïe pleinement réalisée par Jésus-Christ.
Rappelons que Matthieu adresse son évangile à des croyants qui connaissent les coutumes juives, et que son but est de montrer que Jésus est le Christ, le Messie annoncé par les prophéties. Il est certainement l’évangéliste qui fait le mieux comprendre que le Nouveau Testament est éclairé par l’Ancien Testament, lequel ne se comprend qu’à la lumière du Nouveau Testament.
Commençons par lire les versets qui intéressent notre étude :
¹⁶Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, ¹⁷afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète : Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies.
Matthieu 8:16-17, Traduction Louis Segond
Le soir ? Quel soir ? Le même soir où Jésus avait guéri spirituellement la belle-mère de Pierre, donc, le soir du second temps de la guérison de la belle-mère de Pierre. C’est ce même soir où on lui amena des démoniaques et des malades.
La première remarque que l’on peut faire, c’est qu’on amène à Jésus des personnes pour les délivrer et les guérir. C’est donc que Jésus commence à faire parler de lui, et que toutes ces délivrances et guérisons sont des intercessions. On verra précisément ce que nous dit le texte grec à ce sujet.
La seconde remarque que l’on doit soulever est le fait qu’on lui amène tous ces malades et ces démoniaques a permis l’accomplissement d’une prophétie, celle d’Ésaïe. Encore une fois, Matthieu fait le lien avec l’Ancien Testament. On se penchera sur cette prophétie d’Ésaïe, mais déjà on peut dire que l’on voit dans ce texte que Dieu déroule son plan, Il fait venir à lui des personnes pour accomplir ce qu’Il avait prévu dans son plan.
Enfin, la troisième remarque que l’on peut faire, qui est plus subtile et qui demande une lecture attentive du texte, est celle que Jésus délivre les démoniaques par une parole, non pas par un rituel, des prières répétées encore et encore, des imprécations, une imposition des mains… et toutes sortes d’autres choses que l’on peut trouver lors des rituels d’exorcisme. Non. Jésus délivre les démoniaques par une parole, une seule parole. On est bien loin de ce qui se fait aujourd’hui… Le texte ne nous dit pas pourquoi ces personnes sont devenues démoniaques, et Jésus ne s’en soucie pas. Par une parole, Il les délivre. Il chasse les esprits par une parole, une seule parole !

Ὀψίας – opsias à il s’agit du génitif du mot opsias qui littéralement signifie qui arrive trop tard, tardif. C’est pour cela qu’on traduit habituellement ce mot par tard ou le soir.
δὲ – de à il s’agit d’une conjonction que l’on peut traduire par et, mais, de plus…
γενομένης – genomenès à il s’agit de la conjugaison au participe et à l’aoriste du verbe γίνομαι – ginomai qui signifie devenir.
Ainsi, littéralement, on devrait traduire par « Et le tard étant devenu » ou « Et le soir étant devenu » ce qui n’est pas très français, et l’on préférera dire « Et le soir étant arrivé ou venu » ou « De plus, le soir étant arrivé » ou « Mais le soir étant venu ».
Cette conjonction montre une continuité avec l’action précédente, qui est le second temps de la guérison de la belle-mère de Pierre. On se souvient, Jésus-Christ la réveille, et elle se lève et elle le sert. Donc, cette femme est devenue disciple de Christ. On peut penser que Jésus est resté chez elle jusqu’au soir, avec ceux qui l’entouraient, et qu’ensuite on Lui a amené les démoniaques et il a guéri les malades.
Si on lit le texte dans sa traduction française, on peut se dire qu’on a amené auprès de Jésus des démoniaques, mais pas les malades, ces derniers sont venus d’eux-mêmes. Ou alors, que les malades sont ces mêmes démoniaques, et là encore, on est à nouveau face à des guérisons qui se passent en deux temps, d’abord la délivrance puis vient la guérison du corps.

Le verbe προσφέρω – prosphero prend le sens d’apporter, mener, amener conduire ou le sens de s’approcher de, s’avancer vers.
Ainsi, il y a eu des personnes qui se sont approchées de Jésus et qui ont conduit d’autres personnes, ici des démoniaques et des malades, auprès de Jésus. L’action est ponctuelle et effectivement, il y a un changement, celui du démoniaque qui va connaître la délivrance, et celui de l’intercesseur qui va renforcer sa foi en Jésus-Christ.

Le verbe δαιμονίζομαι – daimonizomai a pris le sens d’être possédé d’un démon dans le christianisme. Cependant, en grec ancien, il a le sens d’être divinisé, c’est-à-dire de se prendre pour un dieu, ou le sens d’être soumis à une volonté supérieure, à un esprit supérieur, à une divinité. Et c’est là que l’on retrouve le sens d’être possédé d’un démon, puisqu’un démon est un esprit. Lorsque l’on est possédé par un démon, on est soumis à cet esprit qui prend le contrôle de notre mental.
Dans le sens d’être divinisé, on pense surtout à l’ego qui va nous pousser à devenir notre propre dieu, et là, on se retrouve soumis à l’ego, c’est lui qui prend le contrôle. C’est une forme de possession démoniaque, puisque notre esprit, qui nous sommes en réalité, est complètement étouffé par l’ego, et il n’y a plus que lui qui s’exprime. On devient alors soumis à nos sens, à la chair, l’homme complètement dégradé. Dans le sens d’être soumis à une volonté supérieure, là c’est que l’on est soumis à un démon. Dans notre monde, lorsque l’on pense à une possession démoniaque, on pense souvent à ce second sens, et rarement au fait que l’on puisse être complètement soumis à notre ego. Et finalement, dans ce second sens, l’ego joue un rôle, puisqu’il nous pousse à accepter l’esprit supérieur, le démon, il nous pousse à nous soumettre à Satan, et finalement, à la troisième tentation, c’est-à-dire à nous prosterner devant Satan pour obtenir du pouvoir, de la richesse, de la notoriété… Cette troisième tentation est le fait de se donner volontairement à Satan en échange de quelque chose, alors que la possession par l’ego est plus vicieuse, elle est volontaire certes, mais on n’a pas forcément conscience qu’on est en train de se soumettre à son ego.
On se rappelle qu’il s’agit d’un verbe, le verbe δαιμονίζομαι – daimonizomai et que dans notre texte il est à la voix déponente. La voix déponente se caractérise, en grec ancien, par le fait que certains verbes se conjuguent à la voix moyenne ou passive, tout en ayant un sens actif, ce qui signifie qu’un verbe à la voix déponente exprime une action active. Cela veut dire ici, dans notre texte, que le sujet a reçu un esprit démoniaque pour lequel il a été actif pour l’acquérir. Ce qui signifie que ces gens qui sont décrits comme étant des démoniaques, donc possédés par leur ego ou par un esprit démoniaque ont été actifs pour accepter et recevoir cet esprit démoniaque ou ont été actifs, c’est-à-dire qu’ils ont nourri leur ego, afin que l’ego puisse prendre le contrôle de leur mental. C’est-à-dire que quelqu’un qui est possédé, c’est quelqu’un qui a été actif dans sa propre possession. On rejoint alors ce que l’on vient de dire plus haut : pour qu’une personne soit possédée par un démon ou son ego, il faut qu’elle soit active et qu’elle dise oui à la troisième tentation (cf. La Troisième tentation de Jésus dans le désert) ou oui à son ego, et dire oui à son ego revient à ne pas vouloir le combattre pour le faire taire. La personne n’est pas toujours consciente de ce qu’elle fait, mais elle est active, elle fait le choix par exemple d’obtenir des pouvoirs, de la richesse, le choix d’écouter son ego, et à un moment donné, lorsque la troisième tentation arrive, elle dit oui. Auparavant, elle a déjà succombé aux deux premières tentations.
Donc, on amène à Jésus plusieurs démoniaques, donc plusieurs personnes qui ont consenti, consciemment ou non, à la possession démoniaque.

Ce verbe ἐκβάλλω – ekballo signifie littéralement faire sortir du dedans. Donc, Jésus-Christ fait sortir du dedans du mental des démoniaques les esprits démoniaques par une parole.

Ici, par l’utilisation de ce mot πνεῦμα – pneuma, on comprend qu’il s’agit d’esprits, donc de démons. Et Jésus-Christ les chasse par sa parole.

Aujourd’hui, quand on pense à un exorcisme, on a souvent l’image d’un prêtre qui arrive armé de son rituel romain, brandissant un crucifix et aspergeant le possédé d’eau bénite, tout en récitant des prières. C’est l’image véhiculée par le cinéma. Or, il n’en est rien ! Jésus n’a jamais fait cela. Il a libéré ces personnes par une seule parole, par sa parole. Seule la Parole vous rendra libres, et la Parole c’est Jésus-Christ. Il suffit de revenir à Jésus-Christ et d’accepter Jésus-Christ comme Seigneur de sa vie.
Une autre petite remarque : souvent, au cinéma, on nous montre une personne innocente possédée par un démon, comme c’est le cas, par exemple, dans le film L’exorciste où c’est une petite fille qui est possédée par un démon. Or, on a bien compris que pour être possédé, il faut consentir à cette possession, il faut être actif, c’est-à-dire se donner volontairement à un démon. Qu’a fait cette petite fille pour être possédée ? Rien. Le film semble nous faire croire que cette enfant est possédée parce que l’esprit malin qui la possède veut se venger d’un prêtre qui l’avait chassé jadis d’une autre victime. Cela ne reste qu’un scénario, mais dans la tête des gens, cela est devenu une vérité : le démon peut posséder n’importe juste parce qu’il l’aurait ainsi décidé. Si c’était le cas, on serait tous possédés ! Or, Dieu ne permet pas la possession démoniaque, sauf dans les cas où elle est volontaire.


Et tous ceux → Καὶ πάντας τοὺς – kai pantas tous
Kai est une conjonction de coordination. Donc, le soir, après la guérison de la belle-mère de Pierre, on amena à Jésus des démoniaques, et Il les délivra par une parole, et, en même temps, il guérit les malades.
Πάντας – pantas est l’accusatif de l’adjectif πᾶς – pas. Cet adjectif signifie individuellement, dans le sens de chacun, chaque, chaque chose, mais aussi collectivement, dans le sens de l’entier, tout le monde.
τοὺς – tous découle de l’article ὁ – ho qui est un pronom démonstratif avec toutes ses déclinaisons. Ainsi, on pourrait le traduire par ces, ceux-là qui sont en mauvais état.
On voit alors que d’un côté, Jésus délivre les démoniaques, et à aucun moment il n’est dit qu’Il délivre tous les démoniaques qu’on lui amène, donc qui font l’objet d’une intercession, et d’un autre côté, Jésus guérit tous ceux qui sont en mauvais état.
En mauvais état, c’est κακῶς – kakôs dans le texte grec. Ce mot est un adverbe qui signifie littéralement mauvais dans le sens de difformité, non conforme, défectueux, en mauvais état. Et en second sens, cet adverbe désigne quelqu’un de malveillant, ou de malheureux, celui à qui l’on fait beaucoup de reproches, celui qui est maltraité, celui qui cause du mal, celui qui fait souffrir ou que l’on fait souffrir.
Ainsi, le malade dans le texte en français est celui qui est mal traité, celui qui est en détresse, celui qui se comporte mal, qui est défectueux, qui est en mauvais état, celui qui est malheureux. Ici, Jésus guérit « celui qui fonctionne mal », c’est-à-dire celui qui fait le mal ou à qui l’on a fait du mal (ou les deux, c’est-à-dire celui qui fait le mal parce qu’on lui a fait du mal), celui qui est plongé dans la souffrance psychique ou morale, celui qui souffre mentalement, le malheureux qui se fait du mal et qui cause le mal. On retrouve dans ce κακῶς – kakôs l’idée de l’enfant que l’on a mal éduqué, c’est-à-dire éduqué en dehors de la foi, que l’on a utilisé, que l’on a maltraité et qui a grandi avec ce poids, et qui, adulte, connaît des difficultés, qui est dans la détresse et qui part dans un principe de destruction et d’autodestruction. Ce monde engendre beaucoup de κακῶς – kakôs et cela explique pourquoi les méthodes dites de bien-être ou de développement personnel sont très en vogue.
Se trouvant → ἔχοντας – echotas. Il s’agit du verbe ἔχω – echo qui signifie littéralement avoir en soi, détenir, posséder, se trouver ou se tenir de telle ou telle manière, s’attacher à une chose, s’accrocher à, être fermement attaché à une chose ou à une personne.
Ainsi, toutes ces personnes malheureuses étaient attachées à leur détresse, à leurs douleurs, à leurs traumatismes, à leurs mauvaises pensées, elles avaient tout cela en elles, et elles souffraient.
Il guérit → ἐθεράπευσεν – etherapeusen. Il s’agit du verbe θεραπεύω – therapeuo à la troisième personne du singulier de l’aoriste actif.
Ce verbe signifie servir, entourer de soins, de sollicitude, soigner, prendre soin, donner des soins médicaux. Nous avions déjà rencontré ce verbe lors de l’étude du chapitre 4 de l’Évangile de Matthieu, le verset 23 : « Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. »
On comprend alors que Jésus est venu apporter un remède spirituel pour le monde entier et à chacun en particulier un remède adéquat pour nous restaurer, pour que l’on puisse se libérer de ce qui est en nous et qui nous retient prisonniers, notre détresse, nos traumatismes… Les guérisons dont il est question ici ne sont pas seulement physiques, elles sont surtout spirituelles. Jésus libère les esprits en apportant le remède adéquat à chacun de ceux qui sont présents, chacun de ceux qui sont venus à lui, en les débarrassant de leurs fardeaux, de leurs blessures émotionnelles ou psychologiques, de leurs pensées destructrices… afin que s’accomplisse la prophétie d’Esaïe.

Quelle est cette prophétie d’Esaïe ? On peut la lire en Esaïe 53 : 3-4 : « Il était méprisé et abandonné des hommes, homme de douleurs et connaissant la maladie, méprisé comme un objet devant lequel on se cache le visage ; et nous n’avons fait de lui aucun cas. Véritablement, c’étaient nos maladies qu’il portait, et nos douleurs dont il s’était chargé ; et nous, nous le croyions puni, frappé de Dieu et humilié ! »
Cette prophétie d’Esaïe décrit les souffrances vécues par Jésus-Christ au temps de sa crucifixion. Il a été méprisé, abandonné même de ceux qui avaient reçu des bénédictions, humilié, il est devenu un objet de risée, quelqu’un que l’on ne veut pas voir, quelqu’un qu’on ne veut plus voir. Homme de douleurs, il a porté toutes nos maladies, toutes nos douleurs, et beaucoup ont dit de Jésus-Christ que toutes ses souffrances étaient une punition de Dieu, car Il avait blasphémé.
Jésus-Christ s’est chargé de toutes nos maladies et de toutes nos douleurs. Il a été frappé, défiguré, humilié, mis plus bas que terre. Tout ce qu’Il a accepté, tout ce qu’Il a pris sur lui désigne le salaire du péché, et Il s’est chargé de ce salaire, Il a pris sur lui la dette du péché.
Et tous ceux qui le voyaient, se sont moqués de Lui, et l’ont cru puni, surtout les pharisiens qui ont raisonné comme les amis de Job qui croyaient au principe de rétribution. En effet, ces derniers prétendaient mesurer la faute de Job par sa souffrance, et comme il souffrait beaucoup, alors sa faute devait être très grande. La lèpre aussi était considérée comme une punition de Dieu qui frappait d’un mal hideux celui qui avait commis un grand péché. Et ceux qui raisonnaient ainsi ont regardé Jésus-Christ comme un grand pécheur, alors qu’Il portait nos souffrances afin de nous rendre libres.

On se souvient que l’aoriste actif indicatif est un temps verbal qui exprime une action achevée, mais qui doit être considérée dans sa globalité. Dans ce temps verbal, il n’y a aucune notion de durée et il est surtout utilisé pour décrire des évènements ponctuels ou des changements d’état.
Le verbe λαμβάνω – lambano a deux sens, celui de prendre et celui de recevoir. Quand on reçoit quelque chose, c’est que quelqu’un a donné la chose que l’on reçoit. Quand on prend, il n’y a pas forcément la notion de donner derrière. Jésus a pris nos infirmités et Il a reçu les infirmités qu’on lui donnait.

Le nom ἀσθένεια – astheneia désigne la faiblesse, le manque de vigueur, la gêne, la pauvreté, la maladie, la fragilité, le manque de force, autant du corps que de l’esprit. Ainsi, Jésus-Christ a pris tout cela et a reçu tout cela. Il a pris toutes nos maladies du corps et de l’esprit, toutes nos faiblesses du corps et de l’esprit, toutes nos fragilités du corps et de l’esprit…

Le verbe βαστάζω – bastazo a lui aussi deux sens, celui de lever, dans le sens de soulever, relever, et celui de porter, dans le sens de tenir dans ses bras ou ses mains.
Ainsi, Jésus-Christ a soulevé et porté sur lui nos maladies.

Ainsi, Jésus-Christ a soulevé pour prendre sur lui toutes nos maladies physiques, spirituelles et morales et a porté toutes nos maladies physiques, spirituelles et morales lors de la crucifixion. C’est tout le symbole de la croix que Jésus a soulevé et porté jusqu’au mont Golgotha. C’est ce qu’avait décrit Ésaïe dans sa prophétie, où Dieu lui avait révélé l’œuvre de Jésus-Christ venu pour porter, par la Croix, toutes les maladies des hommes, venu pour apporter le salut à l’homme écrasé par la maladie, la fragilité, la pauvreté…
Tout cela est folie pour les gens du monde, mais cela devient une œuvre de sagesse et d’amour pour le juste.
Que Dieu vous garde et vous protège.

